"Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?"Temps de lecture : environ 6 minutes Bonjour, bonjour. Le soleil brille, les oiseaux chantent, j’ai soufflé une bougie de plus sur mon gâteau et j'ai expliqué ce que je faisais comme boulot à plusieurs personnes rencontrées en soirée (tout en mangeant le fameux gâteau). J’écris depuis longtemps de manière professionnelle, 11 ans pour être exacte, puisque j’ai commencé à publier des articles pour un webzine d’art à 18 ans. Mais je me suis souvenue que je n'osais jamais partager mes écrits avec mon réseau en ligne (aka Facebook) et parfois même avec mes proches. Pourquoi ? Parce que ma manière d’écrire n’avait rien à voir avec l’image que je renvoyais à cette époque – sage, première de la classe, sans trop de personnalité, et qui ne fait pas trop de bruit. Ça fait un bout de temps que je vous écris sur mes différentes plateformes, et je crois que je n'ai jamais vraiment donné le pourquoi j'aime tant écrire ou expliqué l’impact positif que ça a sur mon identité. (So drama comme phrase). Alors entre deux bouchées et une chanson mal chantée à tue-tête (déso les copains), je me suis dit que ça pourrait être sympathique de parler un petit peu de mon rapport à l’écriture. Promis, rien qu’un peu, je suis assez maladroite pour ce genre d’exercice. Au programme aujourd’hui :
ANNOTATIONS ET PAGES ÉCORNÉESGribouillis dans la marge ou dissertation en trois parties, toutes mes réflexions du moment. Je vous le disais dans la dernière édition d’Intrinsèques sur les clichés : je suis le stéréotype de la littéraire. Je dévore les livres depuis toute petite, j’avais un journal intime au cadenas en forme de cœur et à l’encre transparente, et je me suis toujours dit que je ferais un métier dans l’écriture. J’ai orienté mes études pour être critique d’art, puis journaliste sur les questions féministes et sociales avant de vivre en pleine campagne juste après le Covid et donc de changer de plan. Si l’on se connaît depuis un bout de temps, vous savez que je suis tombée dans l’entrepreneuriat comme on se fait pousser dans la piscine : pas préparée (et avec mon téléphone dans la poche). Bref, avant de faire du SEO, j’ai pas mal écrit pour des magazines d’art. Ce que j’aimais plus que tout, c’était de mettre des mots sur des images qui n’en avaient pas. Capturer ce que je ressentais et donner forme à des émotions qui ne faisaient que me/nous traverser. Bref, j’étais (je suis toujours) fascinée par toutes ces idées qui nous traversent la tête et qui terminent dans des œuvres – d’art, de musique, de poésie, de fiction… Au début, j’avais ce que j'appelle "une écriture factuelle" – j'essayais de retranscrire noir sur blanc ce que l’on pouvait ressentir devant une œuvre. C’était quand même poétique, mais rien de très drôle ou avec un message derrière. L’esthétique primait. Puis, j’ai lancé un énième blog. Sauf que cette fois, il portait sur les questions féministes puisque c'était à l'époque de mon master en études de genre. C’est là que j’ai pris conscience que les mots pouvaient (vraiment) avoir un impact. Fort. En créant quelque chose à l’intérieur de soi qui ne soit pas que de la simple contemplation. Mon écriture est devenue incisive, drôle, avec des jeux de mots et une touche de cynisme. En somme : tout ce que je n’arrivais pas forcément à faire et à incarner au quotidien. Écrire a fait (res)surgir cette partie de moi dont je ne savais même pas qu'elle existait. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que je crois que l’acte de créer, même si c’est dans un cadre professionnel (la porosité de la sphère perso/pro on connaît), c’est un acte politique. Surtout pour les personnes minorisées, et même si on ne le conceptualise pas en tant que tel. Créer quelque chose, c’est mettre une partie de soi à l’intérieur. Parfois juste un fragment et de manière inconsciente, mais c’est suffisant. Parce que ça questionne qui l’on est, comment on évolue dans notre rapport aux autres, à soi et ce que l'on renvoie au monde qui nous entoure. Écrire pour moi d’abord, puis pour des entreprises qui ont du cran, ça m’a permis de m’affirmer. De sortir de la coquille de la fille sage et de trouver un moyen d’appuyer mes idées, de rencontrer une personne que je n’arrivais pas à extirper et de (re)trouver une personnalité enfouie. Pour moi, ce sont les mots. Mais peut-être que pour vous c’est totalement différent. Ça se joue avec les couleurs, les formes, la posture de cheffe d’entreprise, et j’en passe. Bref, je n'ai pas raconté tout ça en soirée. J’ai dû répondre quelque chose du style : j’écris du contenu qui permet aux entreprises de devenir visibles sur Google. Tu sais, quand tu fais des recherches, tu tombes sur des résultats et tu ne t’aventures jamais plus loin que la 1ère page. Oui voilà, moi j’écris du contenu qui plaît à Google et à la cible de ma clientèle. Avec de la personnalité parce que sinon tout le monde se fait *bip*. P.S DES MOTS PERDUSDes bribes de phrases récoltées, des œuvres qui m'inspirent des textes bruts, des rencontres textuelles par-ci par-là. Cette semaine, je vous partage encore des bouquins. Parce que c'est un peu En même temps, j'ai reçu ça pour mon anniversaire :
(Good vibes only *wink wink*) Et après être restée une petite heure chez Mollat, la plus grande librairie indépendante de France, je n'en suis ressortie qu'avec 3 bouquins (miracle):
Avec le temps automnal qui arrive, je sais ce qu'il me reste à faire : lire (beaucoup) autour de ma cheminée (imaginaire). DANS MES PETITS PAPIERSLes derniers articles rédigés, les derniers épisodes sortis, les dernières nouvelles de mon entreprise. Ce mois d'octobre est placé sous le signe d'un temps où je ne cours pas partout et ça fait vraiment du bien. J'en profite pour remplir mes batteries sociales et reprendre ma création de contenu. C'est un choix conscient que j'ai fait de prendre moins de collaborations pour cette fin d'année. Je vais voir si j'arrive à m'y tenir sans (trop) culpabiliser sur la durée. En parlant de culpabilité, le dernier épisode de Texte Entre Amies peut vous plaire : Sinon, mes projets business pour fin 2024 consistent en :
Voilà, vous savez tout (ou presque héhé). Maintenant qu'on a fait connaissance autour d'un bout de gâteau (ou d'un e-mail, c'est presque pareil, non ?), vous me dites ce que vous faites vraiment comme métier ? Et si ça vous a permis de façonner la personne que vous avez envie d'être ? À dans trois semaines (coucou les vacances), see ya ! 👋🏻 On vous a transféré cet e-mail et vous aimeriez vous inscrire ? Suivez ce lien d'inscription, c'est par là que ça se passe ! |
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TEST PYSCH(SE)O : où en êtes vous avec le schmilblick SEO de votre site ? Temps de lecture : environ 7 minutes Bonjour bonjour 👋🏻 Contente de vous retrouver en cette nouvelle semaine de mars — oui, oui, on pensait que le printemps était là, qu’on allait bientôt pouvoir boire des thés glacés en terrasse en se disant que quand même, la vie valait la peine d’être vécue. Et puis en fait non. *snif* Pour se (re)donner du baume au coeur, quoi de mieux que de s’imaginer en vacances ? Farniente sur...
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